
Paris Design Week 2026 : Maison Kyka ouvre les portes de L'Hôtel des possibles
À l’occasion de la Paris Design Week 2026, Maison Kyka investit une maison de ville confidentielle du 6ᵉ arrondissement de Paris pour y dévoiler L’Hôtel des possibles, une installation immersive consacrée aux coulisses de la rénovation et de l’architecture d’intérieur.
Derrière la façade immaculée du 65 rue Monsieur-le-Prince, point d’hôtel à proprement parler. Mais une maison encore en chantier, transformée en terrain d’expérimentation grandeur nature. Du rez-de-chaussée jusqu’aux toits de Paris, Maison Kyka y raconte la métamorphose d’un intérieur, depuis les premières démolitions jusqu’à l’émergence d’un véritable lieu de vie.
Une manière de montrer ce que les images avant/après laissent habituellement dans l’ombre : tout ce qui se joue entre les deux.
L’Hôtel des possibles, une installation au cœur de la Paris Design Week 2026
En rénovation, il y a l’avant et l’après. Deux images que l’on aime confronter pour mesurer, en un regard, l’ampleur d’une transformation. Mais entre elles se succèdent des semaines de réflexion, de dessins, de chantier, de choix de matières et de gestes artisans.
C’est précisément cet entre-deux que Maison Kyka choisit d’explorer pour sa première participation à la Paris Design Week.
Les visiteurs sont invités à pousser la porte d’une maison de ville du quartier de l’Odéon et à découvrir, étage après étage, les différentes étapes de sa métamorphose. Un parcours imaginé comme une ascension du brut au sensible, où architecture, matières, mobilier, artisanat et création dialoguent avec l’état encore inachevé du bâtiment.
Loin de dissimuler le chantier, la scénographie imaginée par Laetitia Simonin et Lucien Pérochon en fait la matière première de l’exposition.
Cinq chambres pour raconter la métamorphose d’un intérieur
À mesure que l’on gravit les étages de L’Hôtel des possibles, la maison se transforme. La poussière laisse place aux tracés de l’architecte, les projections deviennent volumes, les matières apparaissent et, finalement, le chantier s’efface derrière le lieu de vie.
Chambre 1 : Les murs de poussière
Tout commence par la démolition. Les cloisons tombent, les perspectives s’ouvrent et l’architecture se dévoile dans ce qu’elle a de plus brut.
Mais démolir ne signifie pas tout effacer. Cette première étape raconte aussi le regard porté sur l’existant : observer avant d’intervenir, identifier ce qui mérite d’être conservé, déposer, restaurer et préparer le lieu à sa nouvelle histoire.
Un chaos maîtrisé, à partir duquel peut commencer la transformation.
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Chambre 2 : Des plans sur la comète
Un étage plus haut, le projet commence à prendre forme. Les plans quittent les bureaux pour investir directement les murs et les sols de la maison.
Traits, cotes, élévations et circulations donnent à lire le travail de conception qui précède toute rénovation d’intérieur. Où ouvrir ? Que préserver ? Comment faire circuler la lumière ? Quels usages imaginer ?
À travers ces tracés se révèle une partie moins visible du métier d’architecte d’intérieur : celle qui consiste à comprendre un lieu avant de pouvoir le réinventer.
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Chambre 3 : Le compte à rebours
Le chantier avance, mais le décor n’est pas encore là. Dans cette troisième chambre cohabitent deux états d’un même intérieur : ce qui existe encore et ce qui s’apprête à apparaître.
Les traces des travaux rencontrent la projection d’un espace bientôt achevé. Une étape charnière où les idées dessinées quelques semaines auparavant commencent enfin à devenir tangibles.
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Chambre 4 : Artisans d’intérieur
Puis vient le temps de la révélation.
Les matières recouvrent progressivement le brut, les couleurs apparaissent et le mobilier prend place. Vitraux, boiseries, pierre, tissus et fleurs fraîches composent un intérieur chaleureux où chaque élément trouve sa place dans un ensemble plus vaste.
Cette quatrième chambre donne à voir l’approche de Maison Kyka dans ce qu’elle a de plus complet : penser l’intérieur dans sa globalité, du dessin architectural jusqu’à la sélection des objets, des matières et du mobilier.
Plus qu’une accumulation de belles pièces, la décoration devient ici affaire de proportions, de dialogues et d’équilibre.

De la rénovation à l’art de vivre
Au dernier étage, changement de registre. Le chantier appartient désormais au passé et La clé des champs, cinquième et dernière chambre de L’Hôtel des possibles, ouvre la maison sur l’imaginaire.
Sous les toits se déploie une fresque monumentale réalisée par Arnold d’Alger, peinte à la main puis recouverte de feuilles d’argent. Paysage de forêt mystérieux et foisonnant, elle marque symboliquement le passage du savoir-faire au savoir-vivre.
Car une rénovation ne s’achève pas tout à fait lorsque les derniers artisans quittent les lieux. Elle trouve son aboutissement lorsque l’architecture disparaît presque derrière les usages, les objets et les habitudes de ceux qui l’habitent.
C’est peut-être là que se trouve finalement la véritable clé de L’Hôtel des possibles : montrer qu’avant de devenir un intérieur, chaque lieu est d’abord une somme de possibilités.
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Maison Kyka à la Paris Design Week 2026
Avec L’Hôtel des possibles, Maison Kyka propose une autre manière de parler de rénovation et d’architecture d’intérieur à Paris. Non pas à travers le seul résultat final, mais en donnant à voir le chemin parcouru pour y parvenir : démolir, observer, dessiner, restaurer, choisir, composer, puis habiter.
Présentée au 65 rue Monsieur-le-Prince, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, l’installation ouvre ses portes au public du 10 au 14 septembre 2026, dans le cadre de la Paris Design Week.
Une maison encore en devenir, cinq chambres et, derrière chacune d’elles, une même conviction : lorsqu’un lieu semble encore n’être qu’une page blanche, tout reste à écrire.




