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Flotter au-dessus des toits parisiens. Avec son appartement, Alexandre choisit de prendre de la hauteur. Après plusieurs années passées à l’île Maurice, ce jeune cadre en finance s’installe en région parisienne, loin de sa Gironde natale, et se lance dans l’aventure de son premier achat immobilier. Quelques mois plus tard, entre recherche de la perle rare et rénovation sur mesure, le voici conquis par cet espace qui lui ressemble tant.
Alexandre désire créer un refuge, un endroit où ses futurs locataires puissent s’extirper de la frénésie parisienne et goûter à la quiétude d’un cocon harmonieux et apaisant. Plus encore, il souhaite implanter son projet Rive Gauche, au cœur des immeubles haussmanniens qu’il affectionne tout particulièrement et qui incarnent pour lui la quintessence de la vie parisienne.
C’est finalement sur une des artères principales du quartier du Gros-Caillou que le coup de foudre se produit. Il faut gravir les quelque cinq étages de l’immeuble pour atteindre cette ancienne chambre de service, située au fond du couloir, au calme. La surface est modeste — 21 m2 —, mais les 3,10 m de hauteur sous plafond offrent une respiration et une liberté de circulation rares. C’est pourtant un autre élément qui conquiert Alexandre pour de bon.
“En apercevant cette vue dégagée sur la Tour Eiffel, j’ai immédiatement su que j’étais au bon endroit. Ma vision du projet s’est éclaircie, le potentiel de rénovation et d’aménagement devenait réel.”
Une fois l’offre acceptée et l’acquisition entérinée, place à l’étape la plus ludique du projet : la conception. Alexandre tient à redonner ses lettres de noblesse à cet appartement qui s’inscrit dans un environnement haussmannien préservé, de la façade de l’immeuble aux parties communes. Bien qu’en bon état, le bien requiert une mise aux normes énergétiques conséquente, offrant l’occasion idéale de repenser entièrement les espaces et de réinventer l’usage des lieux.
La transformation est totale : l’appartement est désormais à l’image d’Alexandre. Lorsqu’on lui demande en quoi il lui ressemble, il répond sans hésiter.
“J’aime vivre dans un lieu très dynamique, stimulant, aussi bien sur le plan intellectuel qu’esthétique. Mais surtout, j’aime pouvoir me réfugier dans un cocon, un endroit cosy et chaleureux dans lequel je me sens à l’abri des regards.”
Cette douceur fonctionnelle et pragmatique se traduit tout d’abord par un séjour aux accents mid-century modern. Un beige chaud enveloppe la pièce, un rouge brique la dynamise. Mais pour Alexandre, le caractère du lieu se cache dans les détails.
“Je viens du Médoc, j’aime le bon vin, en un mot : je suis un hédoniste. Alors chaque élément qui participe à sublimer le quotidien me touche particulièrement. La banquette sur mesure dans le séjour, parfaitement orientée pour pouvoir observer la Tour Eiffel, est pour moi la quintessence de l’art de vivre : il suffit d’un bon livre, d’un rayon de soleil ou d’une nuit d’été, et on n’a plus envie d’en bouger.”
Mais sa pièce favorite reste la salle de bain. Il n’aurait jamais imaginé un tel volume dans un appartement de 21 m2, malgré l’espace nuit en mezzanine, situé juste au-dessus. Le tout lui évoque une cabine de bateau lumineuse et intimiste — juste ce qu’il faut pour prolonger ce sentiment de quiétude qui fait la singularité du lieu.
C’est au cours de ses recherches qu’Alexandre apprend à connaître autrement le 7e arrondissement. Le quartier du Champ de Mars le laisse plutôt de marbre, un tantinet impersonnel et surfréquenté à son goût. Les Invalides et ses environs, en revanche, le séduisent immédiatement.
“C’est pour moi l’endroit de Paris où le temps est le plus suspendu.”
L’âme paisible de ses rues participe à l’ambiance de ce quartier où les petits commerces et les terrasses réunissent visiteurs de passage et habitués. La rue Saint-Dominique, la rue Cler et la place de l’École Militaire sont ses lieux de rendez-vous fétiches. Vous le retrouverez donc certainement attablé à la Terrasse du 7, le temps d’un café ou d’un déjeuner. La vie est belle dans le 7e. Et bien qu’Alexandre n’y habite pas, une chose est sûre : il reviendra.